L’impression 3D touche tous les domaines d’activité, notamment le secteur de la santé. Au début de l’année 2021, Ludovic, chef d’équipe dans les travaux publics, a été implanté d’une prothèse de mâchoire à la suite d’un grave accident, survenu en 2017. L’opération a été possible, grâce à la plateforme pluridisciplinaire d’impression 3D du CHRU de Besançon, une première dans toute la France.
La plateforme I3DM, une première en France
La plateforme d’impression 3D du CHRU de Besançon, appelée I3DM, est partagée par plusieurs services de l’hôpital. Son objectif : concevoir des prototypes en 3D, permettant de planifier les interventions en réalisant des opérations virtuelles.
Ludovic, gravement accidenté en 2017 à la suite d’une chute, avait besoin d’une nouvelle mâchoire pour retrouver une vie normale. Celui-ci raconte à France3 Bourgogne-Franche-Comté : « Je ne me suis jamais dit « tu ne vas jamais te relever ». C’était difficile de se regarder dans un miroir et d’être à la limite de ne pas se reconnaître, autant pour moi que pour mes proches. »
Grâce à l’impression 3D, les chirurgiens de l’hôpital Minjoz de Besançon sont parvenus à concevoir un prototype adapté, mais aussi des guides chirurgicaux utilisés pendant l’intervention. Ceux-ci permettent de positionner correctement la prothèse finale et ainsi, d’accélérer significativement le déroulement de l’opération.
La pose de la nouvelle mâchoire de Ludovic grâce à l’impression en 3D est une véritable prouesse, que les chirurgiens doivent aux ingénieurs travaillant avec I3DM. Ce sont eux qui, à partir de radiographies, sont en mesure de concevoir le prototype en trois dimensions.
À terme, l’impression 3D devrait permettre la création de prothèses implantables
Toutes les solutions imaginées par les chirurgiens du CHRU peuvent être réalisées en trois dimensions par la plateforme pluridisciplinaire I3DM. Malheureusement, pour l’instant, cet outil de conception de l’hôpital Minjoz de Besançon unique en France n’est pas en mesure d’imprimer de véritables prothèses implantables. Cependant, il s’agit d’un objectif fixé par le CHRU, qui espère bien pouvoir fabriquer ses propres dispositifs médicaux sur mesure, après avoir obtenu les accords nécessaires.
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